13 sept. 2017

Days - James Lovegrove



Auteur : James Lovegrove
Genre : Science-fiction / Roman
Paru en : 1997
Prix : 8,40€  
Éditeur : J'ai Lu
Pages : 474


quatrième de couverture
"Chez Days, le plus beau (quoi que.. ) et le grand gigastore du monde, tout s'achète. Absolument tout. Mais pour le commun des mortels, il faut bien souvent se contenter des vitrines éclairées, car on ne peut accéder à Days qu'avec une carte de membre. Alors, certains sont prêts à tous les sacrifices et à toutes les folies pour acquérir ce précieux.. Que ne ferait-on pas pour pénétrer dans le temple absolu de la consommation? Car une fois à l'intérieur, à l'abri du monde et des tracas quotidiens, l'âme emplie par toutes les promesses qui s'offrent aux regards ébahis, on se sent enfin exister. Le client est roi, dit-on.. Mais à quel prix ?"

Days, où le plus grand gigastore au monde doit son nom à son fondateur Septimus Days; business man implacable et fétichiste du nombre 7. Symbole de perfection mais aussi enivré de mysticisme, ce chiffre n'a de cesse de planer sur le gigastore ( 7 étages, 7 frères, 7millions de mètres carrés, 7 cartes différentes, code à 7 chiffres,.. ) régissant ainsi son organisation. Une organisation millimétrée au mètre carré tout comme la routine de Franck qui est, elle, chronométrée à la seconde près. Vigile chez Days depuis 37 ans où il excelle en sa qualité de fantôme, il est le parfait et le premier employé dans son domaine. Mais ce matin Franck a décidé de démissionner. Alors avant de donner sa lettre à son supérieur, une dernière journée chez Days s'impose..


Au cours de cette journée nous suivons donc Franck mais aussi bien d'autres protagonistes : vendeurs, chefs de rayon, dirigeants, et clients; tous y passent. Mais ne vous trompez pas, le personnage principal de ce roman c'est bien Days. 666 rayons des plus communs aux plus improbables où TOUT se vend, même l'innommable. La devise de Days? :



"Tout ce qui est mis en rayon sera vendu. Tout ce qui est vendable sera mis en rayon."



Et malgré l'aura imposante et menaçante du gigastore je me suis moi-même surprise à vouloir savoir ce qui se cache derrière les murs de l'immeuble. C'est là que James Lovegrove est dingue : il réussit à personnifier Days, à le rendre vivant, mystérieux et terrifiant tout en étant attractif. Vous savez, c'est un peu comme ces scènes de films d'horreur où le personnage principal ne trouve rien de mieux à faire que de descendre dans le grenier de son arrière, arrière, arrière grand-mère, dans le noir, avec une brosse à dent à la main, après avoir entendu une multitude de bruits équivoques.. On sait qu'il ne faut pas y aller, on nous prévient, mais on y va quand même bordel ! Ben avec Days c'est pareil !



"Un de ces immeubles projette une ombre plus large que celle des autres, recouvre de son voile de ténèbres une étendue vaste et inégalée. [..] La succession des longues périodes de pluie et des étés brûlants a donné à ses murs la couleur du sang coagulé."



Mais si j'ai adoré cet aspect de ma lecture, la personnification et les comparaisons plus qu'intéressantes (Frankenstein, Jésus..) la suite du livre m'a laissé dubitative. En effet si l'attraction et le style de l'auteur m'a transporté dès le début du livre la seconde partie s'essouffle dans un rythme plus lent et moins fantasmagorique. La science-fiction laisse place à une satyre sociale et le charme s'enfuit complétement aux dernières lignes me laissant un goût amer en bouche.



Pour un premier roman de science-fiction  je suis assez partagée, l'avez-vous lu?

Notes

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