16 nov. 2017

Adieu MAC


J'aurai pu appeler cet article, adieu L'Oréal ou encore adieu le maquillage conventionnel pour faire plus "large", mais j'aime tellement les titres putes à clique les rouges à lèvres de la marque que ce fût l'évidence pour habiller mes propos..


MAC, ou ce temple de la beauté qui me faisant tant rêve auparavant.. Ces nuances étalées à l'infini sur les comptoirs, ce packaging sobre, cette petite odeur de vanille et ce confort sur les lèvres ! Ah, oui ! Je les adore ces rouges à lèvres. Mais aujourd'hui il ne reste que 5 survivants dans mon tiroir alors qu'il y a un an j'en avais le triple. La faute à ma consommation et mes envies qui ont évolués, mûris. Outre le fait de m'écarter au maximum de la surconsommation à ce niveau-là je tente depuis un an à acheter en état de conscience.


La suite d'un cheminement
Petit à petit l'oiseau fait son nid comme dit le proverbe, et il est d'actualité dans ma démarche cosmétique. J'ai tout d'abord changer mes soins visages et corporels pour n'acheter que ceux certifiés par un label bio ou d'origine naturelle. Un an plus tard je prenais un tout autre virage dans mes colorations en adoptant le henné mais également en m'impliquant dans le choix de mes protections hygiéniques. Il était donc naturel d'étendre mon éthique jusqu'à ma trousse de maquillage. Mais je ne vous cache pas que ce fût le plus difficile. Trouver du maquillage bio avec un packaging cool, des textures agréables, un large choix de teintes et à prix abordable, c'est assez difficile. C'est pour ça que je reste encore avec du maquillage conventionnel pour les trois quarts de mes produits !
" - Mais Carmen, t'avais pas dit en début d'article que tu stoppais tout?!"




Les tests sur les animaux
Quand j'ai pris conscience que la quasi totalité de mes produits sont la suite de tests injustifiés sur les animaux et surtout dans quelles conditions (article à lire ici mais attention aux âmes sensibles !) j'ai évidemment voulu modifier mes habitudes en terme de cosmétique. Alors je ne prétends aucunement être une Brigitte Bardot et encore moins d'être parfaite mais j'essaie à mon échelle de limiter la casse car c'est un sujet qui me touche. Dernièrement vous avez donc vu passer mon avis sur mon vrai premier anti-cerne bio (article par-là) et bientôt je vous parlerai de mon dernier enlumineur de la marque Zoeva.. Ces marques je ne les choisi plus au hasard, je fais avec mes moyens, mes connaissances et ce que j'ai à disposition autour de moi. C'est toujours un plaisir pour moi de dénicher un produit de beauté mais ça l'est encore plus maintenant car quand je le fais c'est tout un symbole que je véhicule à travers cet achat. C'est pourquoi je n’achèterais plus chez MAC Cosmetics. Oui j'adore leurs produits mais est-ce suffisant pour passer au-dessus de mes convictions? Clairement, non. C'est donc avec une pointe de regret que je te quitte mais avec fierté que je te pointe du doigt, toi, grand géant de l'industrie cosmétique.


Adieu MAC !


article complet sur les tests animaux pour plus d'informations: https://www.oolution.com/bloog/blog/2016/04/20/cosmetiques-la-verite-sur-les-tests-animaux/

9 nov. 2017

Le magicien, tome 1 "L'apprenti" - Raymond E. Feist



Autrice : Raymond Elias Feist
Genre : Fantasy
Paru en : Avril 2015
Prix : 16,90€  
Éditeur : Bragelonne, édition STARS
Pages : 377


quatrième de couverture
"Pug, jeune orphelin devient lors de la cérémonie du Choix l'apprenti magicien de la cour de Crydee, appartenant au royaume du Krondor. Son apprentissage à peine entamé d'étranges conquérants envahissent les terres du Krondor. Pug va alors se voir propulser aux devants d'une guerre qui le dépasse, une guerre dont le sort de son royaume semble résider entre ses mains."

L'ouvrage est sublime et la réputation de l'auteur ainsi que l'univers de Mikdémia compte de nombreux adeptes. Sortir de la librairie avec ce livre en main ressemblait donc à une partie gagnée d'avance plutôt qu'à un coup de poker. Et pourtant il me semble être passée à côté de cette saga si grandiose..


L'intrigue est mise en place rapidement, les lieux sont décrits de manière naturelle et sans redondance, les personnages principaux sont attachants et leur évolution rapide puisque plusieurs années s'écoulent dans ce premier tome. C'est donc une belle mise en bouche pour l'univers de l'auteur, on ne traine pas des pieds à travers les pages car les péripéties se succèdent avec justesse. Et si le titre a pour nom Le magicien sachez que Pug partage la vedette avec son meilleur ami Tomas mais aussi son maître-magicien, les princes et princesses de Crydee, les nains, elfes et tsuranis.. Beaucoup de personnages plus ou moins attachants mais qui ont tous leur rôle à jouer. Et je m'avoue m'y être perdue à plusieurs reprises dans tous ces noms et titres de noblesse. C'est d'ailleurs un point qui me fait souvent décrocher en lecture.. J'aime bien approfondir sur quelques personnages plutôt que de survoler une flopée de portraits. Mais je dois avouer que ça colle totalement à la fantasy et qu'il vaut mieux aller dans le vif du sujet dans les sagas aussi longues (+10 tomes!!!) puisque avec les romans suivants nous apprenons à mieux connaitre les personnages. Le point d'ancrage est donc faiblard mais une fois lancé dans la saga on s'attache avec plus de passion aux protagonistes. Encore faut-il réussir à s'accrocher..


Et pour ma part j'ai eu du mal à tenir plus de 3 chapitres d'affilés. C'est beaucoup d'informations à assimiler, que ce soit au niveau des personnages, du royaume, des lieux (merci les cartes!), de la mythologie, des accords politiques ou encore de l'intrigue. Comme mon personnage principal je me suis surprise à me retrouver dans un récit de batailles et de surnaturel mettant de côté l'apprentissage de la magie promis en début de roman. Un brin déçue mais loin d'être décontenancée j'ai adoré l'idée de failles spatio-temporelles surtout que l'auteur sait dans quoi il vous embarque.. Mon avis reste donc en demi-teinte mais ne remet pas en cause le potentiel de la saga.


Alors si vous êtes franchement fans du genre foncez ! Cette histoire vaut vraiment le coup ! Je pense moi-même continuer avec le second tome car l'évolution de l'intrigue et le devenir des personnages me chatouille fortement, mais il est vrai que l'immersion n'a pas été totale avec moi. Je pense que la fantasy médiévale n'est pas un genre auquel je sois très sensible, malheureusement.


extraits

La seule chose  à laquelle il n'avait jamais pensé, le seul rêve qui n'avait jamais enflammé son esprit, c'était de devenir magicien.
chapitre 2 - page 42


Des taches rouges de sang avaient goutté sur la neige autour d'eux. La ruse avait fonctionné, car le duc était entré droit dans la clairière et le piège s'était renfermé sur lui.
chapitre 8 - page 160


À chaque bataille il avait retrouvé le même pouvoir et le même génie pour les armes. Mais cette joie s'était changée en besoin. De plus, lors des deux derniers combats, il avait commencé à avoir des visions..
chapitre 15 - page 292


Arutha s'appuya le dos au mur et songea en silence: ils vont revenir.
Ils revinrent la nuit.
chapitre 18 - page 358



l'avez déjà lu? La suite vous a-t-elle bluffée?

2 nov. 2017

Tu veux faire quoi plus tard?


On m'aurait posé cette question à mes dix ans j'aurai répondu archéologue, car j'adorais l’Égypte, sa culture et sa mythologie digne des supers-pouvoirs des Avengers. À mes treize ans je t'aurai affirmé que Valérie Damidot n'avait qu'à bien se tenir car j'allais être une décoratrice d'intérieur du tonnerre. Une fois au lycée je chopais la peinture acrylique de mon cours d'arts pour customiser mes vêtements et ceux de mes amis, je dessinais sur tous mes cahiers et voulais lancer ma marque de street wear.. Je me souviens même avoir envoyé des mails à Rocca Wear et d'avoir eu une réponse hyper motivante. J'avais aussi eu cette super expérience où parmi les 30 autres élèves de ma classe l’Éducation National de Musique de ma ville m'avait sélectionnée pour créer leur logo. Puis ce fût le design qui m'intéressait, concevoir des produits, des meubles, des bouteilles de parfums.. Designer produit me branchait énormément. Le lycée fini j'ai été refusée dans les écoles d'arts publiques, ma moyenne n'était clairement pas celle d'une élève studieuse et les places limitées. J'ai donc travaillé puis j'ai tenté la fac, par défaut, malheureusement. Je suis allée en Histoire de l'Art et Archéologie, puis en Géographie et Aménagement du territoire.. Ce fût une expérience très mitigée, j'avais l'impression de ne pas trouver ma place et m'occupais peu d'un nouveau futur projet professionnel. J'allais en cours pour aller en cours, pour ne pas lâcher prise. Tout en ayant un job étudiant..


Je le vois ce fil conducteur, et d'ailleurs les multiples tests d'orientation et psycho ne se trompent pas. J'ai cette part de créativité qui est en moi et que j'ai abandonné une fois le lycée fini.. À l'âge où les rêves s'entrechoquent à la réalité j'ai tenté de m'accrocher à la scolarité comme je pouvais. Les regrets sont là mais dans le fond je ne m'en veux plus comme ce le fût il y a quelques années. J'ai tout simplement fait avec les ressources, l'énergie et les dispositions que j'avais à l'époque. Point. Sauf qu'aujourd'hui les répercussions sont assez casse-couilles néfastes sur ma personne. Comme une carence que je n'arrive pas à combler et qui me grignote par petits bouts.


Pour moi il est important de vivre de sa passion ou du moins d'avoir un cadre de travail stimulant, enrichissant et épanouissant. On passe tellement de temps au boulot ! Alors si c'est pour y aller à reculons.. Non merci ! Et pourtant j'accumule les jobs alimentaires (job alimentaire, quel horrible mot..), essayant de trouver une voie où je pourrais trouver pleinement ma place. J'essaie de mettre en lumière chaque qualité et ressource de ma personne, puis, l'étudie et essaie d'y déceler mon futur métier. Je cherche, j'appelle, je mail, je passe des concours. Pas ou peu de réponses, Pôle emploi qui ne trouve pas l'intérêt de financer telle formation, trop âgée pour un contrat pro (c'est vrai que payer un smic c'est teeeeellement cher..), pas assez de revenus, pas le bon diplôme, cv trop disparate (j'y reviendrais un de ces jours).. Moi négative? Honnêtement je ne le pense pas. Ce sont les barrières de ma réalité actuelle.




Prendre des risques, oui, j'y pense, parfois. Mais vaguement. Car au fond je ne sais vraiment pas pourquoi je suis faite. Les années et les aléas de la vie m'ont rendue éparpillée. Ou peut-être l'étais-je déjà avant? Incapable de tenir en place, changeant de loisirs et de passions comme c'est pas permis. Même aujourd'hui mon dieu qu'est-ce que je peux m'égarer ! Mes goûts et mes envies ont évolués, perdus et gagnés en intensité. Tout m'interpelle, tout m'intéresse, j'ai mes petits rituels du quotidien bien huilés mais mon âme a besoin de renouveau et l'idée de penser à du concret dans un projet pro me terrifie tout autant qu'il m'inspire. Je sais qu'aujourd'hui on ne reste que rarement dans un poste toute sa vie, mais j'ai cette impression de ne pas devoir me rater si je me tente dans quelque chose. Du genre: "Tu t'es décidée pour ça, ne pense pas à autre chose après !". Alors je cherche encore mais j'avoue attendre aussi ce déclic qui me poussera à ouvrir réellement les portes de ma voie professionnelle..




Ce post je l'ai écrit pour ceux qui ont besoin de lire ce genre de témoignage car ils sont dans la même brume que moi. Ceux qui inconsciemment se mettent la pression de devoir trouver leur voie le plus rapidement possible. Pour ceux qui sont pluridisciplinaires et qui ne savent pas par quel bout commencer. Pour ceux qui ne se retrouvent pas dans ce qu'ils font mais qui ne baissent pas les bras.. Non, ce n'est pas inné de savoir ce pour quoi on est destiné. Ça s'apprend, ça se travaille, et si ça se trouve votre bonheur se trouvera ailleurs qu'au travail..

Je vous invite également à lire l'article de Clélia (ici) qui m'a donné envie d'en discuter avec vous et je finirais par cette phrase inspirante de Diane Von Furstenberg:



«Je ne savais pas ce que je voulais faire comme métier, mais j’ai toujours su quelle femme je voulais être.»

26 oct. 2017

Why so serious? (Halloween & son RDV beauté)


Je n'aurai jamais pensé proposer un tel article par ici et finalement c'est ce que j'aime dans la blogo: les surprises qui vous donne l'opportunité de vous surpasser et de proposer un tout autre contenu. Alors j'espère que l'article vous plaira autant que l'idée m'a séduite car je vous présente ma version du Rendez-vous beauté d'Octobre : Halloween et ses clowns terrifiants.



Les RDV Beauté
Les RDV Beauté, crée par Cécilia, est un défi mensuel et thématique ou des blogueuses beauté, ainsi que des invitées, proposent leur version maquillage du thème choisi pour l'occasion. C'est Delphine qui m'a proposé de faire partie des cinq invitées de ce mois-ci, et j'ai ma foi pas mal de choses à dire sur le thème choisi..



Le thème du mois
Halloween et Octobre sont indissociables autant que Stephen King l'est avec Pennywise, le clown le plus populaire de 1990 et de 2017. Je n'ai vu son adaptation que cette année et j'ai trouvé l'histoire terrifiante, Pennywise emblématique. Mais heureusement pour moi j'ai 28 ans, et la trouillarde que je suis n'a pas sourcillé une seule fois devant mon petit écran. Par contre j'ai toujours un certain malaise quand je vois ou m'imagine un clown, je les trouvais déjà horribles gamine et ça, ça n'a pas changé. Mais il y en a tout de même un que j'adore. Oui, vous m'avez bien lu, que j'adore ! C'est l'antonyme de Batman : le Joker.





Le Joker
Psychopathe doté d'une intelligence machiavélique, c'est un criminel hors-norme, fantaisiste et iconique de l'univers des comics. Sa déficience mentale et son maquillage clownesque font de lui le sociopathe le plus dangereux de Gotham City. Même s'il semble être un tactique inégalé il n'en reste pas moins dérangé et ses crimes sont le plus souvent le fruit de son manque total d'empathie et de ses sautes d'humeur. On surprend rarement le Joker car c'est lui qui vous surprend. Aimant jouer sur le mystère qu'exerce son identité il n'hésite pas à modifier l'histoire de sa difformité faciale en fonction de son interlocuteur. Ses cicatrises sont et resteront une énigme.






The killing joke
Et en tant que fan du Joker, je n'allais tout de même pas juste vous présenter le personnage sans passer par la case comics ! The Killing Joke est LE récit qu'il vous faut si vous aimez le personnage. D'abord  publié en 1988 il a été réédité dans une toute nouvelle colorisation (par Bolland) en 2014 et c'est ce petit bijou que je vous montre aujourd'hui. Si le passé du Joker vous fascine vous pouvez y aller les yeux fermés car c'est ce que vous propose le superbe scénariste Alan Moore. Je ne vous en dévoilerai pas plus mais je finirais par citer la quatrième de couverture du comics:


« Cette édition est une nouvelle occasion de découvrir un récit culte de la mythologie de Batman, dont la conclusion fait encore aujourd'hui l'objet de passionnantes interprétations. »



Vous aussi les clowns vous font trembler? Que pensez-vous du Joker?


Envie de plus de clowns?

Aurélie, A Bowl of Glitter
Cécilia, Autour de Cia
Claire, Ô Boudoir Parfumé
Delphine, Les Jolis Slims
Georgina, Georgina Edith
Harmony, Harmony Lu
Nastasia, Toute de Rose Poudrée
Caroline, Pichette & Paillette
Delphine, Le Placard de Delphine
Rachel, Les Bonheurs de Doudi
Roberta, Reglisse et Myrtilles
PATIENT 22046 - ASILE D'ARKHAM


18 oct. 2017

La perle et la coquille de Nadia Hashimi



Autrice : Nadia Hashimi
Genre : Contemporain / Drame
Paru en : Juin 2015
Prix : 7,90€  
Éditeur : Milady poche
Pages : 567


quatrième de couverture
"Kaboul, 2007 : les Talibans font la loi dans les rues. Avec un père toxicomane et sans frère, Rahima et ses sœurs ne peuvent quitter la maison. Leur seul espoir réside dans la tradition des bacha posh*, qui permettra à la jeune Rahima de se travestir jusqu'à ce qu'elle soit en âge de se marier. Elle jouit alors d'une liberté qui va la transformer à jamais, comme le fit, un siècle plus tôt, son ancêtre Shekiba. Les destinées de ces deux femmes se font écho, et permettent une exploration captivante de la condition féminine en Afghanistan."

Je ne m'attendais pas à une telle claque, à un nouveau coup de cœur aussi bouleversant que magique. La perle et la coquille est une réelle découverte pour moi, un de ces romans qui vous transforme à jamais. J'aimerai commencer par citer Khaled Hosseini qui résume à merveille ce livre :


"Ce magnifique conte familial reflète à merveille les combats des femme afghanes d'hier et aujourd'hui."


Rahima, ma jeune et merveilleuse Rahima est une gosse de 9 ans, une fille afghane qui pour aider sa mère et jouir des privilèges des hommes va en devenir un. Rahima devient alors Rahim; une bacha posh. Mais cette pratique à ses limites puisqu'une fois en âge de se marier Rahim devra redevenir Rahima.. Pendant ce laps de temps elle va pouvoir aller en cours, apprendre à lire, à écrire, jouer au foot, aller au marché, porter des pantalons, courir dans les rues sans se soucier du regard des hommes. Une liberté totale que ses sœurs ne connaitront jamais. Et cette liberté, cette transformation physique aussi bien que psychologique va totalement bouleverser son quotidien et sa vision du monde. Revenir en arrière va être douloureux, la réalité brutale et son destin dramatique.


bacha posh : signifie littéralement "habillée comme un garçon". Pratique culturelle en Afghanistan et au Pakistan qui consiste à travestir une fille en fils. Ainsi palliant à une figure masculine au sein de la famille, la bacha posh assure la sécurité et l’interaction sociale de celle-ci. La puberté passée et une fois en âge de se marier, la bacha posh redevient femme. La transition est souvent difficile..


En parallèle de l'histoire de Rahima, sa tante (Khala Shaima) lui raconte le destin de son ancêtre
Shekiba, son arrière-arrière-arrière grand-mère. Shekiba vit un siècle plus tôt et c'est navrant de constater que la condition féminine de l'époque ne diffère aucunement de celle d'aujourd'hui. Son naseeb (destin) s'apparente à celui de Rahima. Son histoire va l'inspirer, l'animer, mais surtout résonner en elle, comme une image miroir de sa propre vie.


Comme j'ai aimé ces deux femmes ! Fortes et insoumises. Leur tante Khala Shaima m'a également totalement subjugué par sa détermination et son franc-parler dans un pays où la femme ne s'appartient pas. J'ai été terriblement touchée par ses femmes comme je ne l'ai pas été depuis longtemps. Et au-delà de ces personnages puissants, l'écriture est superbe. Les mots sont durs, les situations crues, le tout en restant poétique. Ce livre est merveilleux, révoltant, dépaysant et passionnant. Et c'est là où N. Hashimi fait fort; c'est dramatique et poignant mais ce n'est pas indigeste, on ne détourne pas les yeux, l'espoir surpasse la tragédie.


extraits

Elle avait un don, une aptitude particulière pour vous donner à voir ce qui vous avait échappé, alors que vos yeux s'étaient posés sur le même objet que les siens.
chapitre 1 - page 19


Cette nuit-là Khala Shaima se mit à nous raconter l'histoire de mon arrière-arrière-arrière grand-mère, Shekiba, une histoire que mes sœurs et moi n'avions jamais entendue aupravant. Une histoire qui me transforma.
chapitre 1 - page 26


"- Je suppose que nous portons tous en nous le destin de nos ancêtres."
chapitre 19 - page 181


J'avais changé. J'avais perdu ma confiance en moi. La robe que je portais était un déguisement pour moi, une étoffe dissimulant le garçon sûr de lui et têtu que j'étais au fond de moi. Je me sentais ridicule, une personne se prenant pour ce qu'elle n'était pas. Je méprisais celle que j'étais devenue.
chapitre 45 - page 407



Si vous ne l'avez pas compris ce livre est pour moi un coup de cœur monumental que je souhaite partager avec vous. En deux mots: lisez-le.

9 oct. 2017

Pile à lire automnale


« Les feuilles sèchent préparent la tisane de l'automne (R.Gomez de la Serna) et sa pile à lire.. »


C'est la deuxième fois que je vous partage une PAL sur le blog, alors que de coutume je me prête guère à ce genre d'exercice. Mais s'il y a bien une saison qui me donne l'envie furieuse de dépoussiérer les trésors de ma bibliothèque c'est bien celle-ci. Mon automne chérie, une saison douce et fraîche où les rayons du soleil s'amusent à jouer à travers le prisme des feuilles multicolores. Mais laissons de côté la poésie pour l'instant, juste le temps d'une tasse de thé et de vous présenter mes prochaines lectures..


Harry potter et la chambre des secrets | autrice : j.k. rowling | prix : 21€

Après avoir relu le premier tome cet été je me suis mise dans l'idée de relire entièrement la saga, si possible avant la fin de l'année. Ce fût magique, bien entendu. Alors pour continuer sur une valeur sûre et histoire de bien réchauffer mon âme de lectrice aux heures froides je compte bien faire une excursion au Terrier dans les prochains jours..



new victoria (l'intégrale) | autrice : lia habel | prix : 28€

Quand Nine a mis en lumière cette saga j'en suis tombée amoureuse. Alors imaginez mon petit cœur quand j'ai vu cette sublime édition par Bragelonne sur les étales d'une libraire.. Ce sera mon deuxième livre Steampunk et j'ai vraiment hâte !! On y parle également de zombies, un univers méconnu pour moi en littérature, ce sera donc une totale découverte ! J'ai juste peur d'être frustrée par la fin car ces deux tomes auraient du être dans la finalité une trilogie.. Je vous en reparlerai sûrement en chronique.



l'apprenti magicien - la guerre de la faille | autrice : raymond elias feist | prix : 17€

Encore un roman de la maison d'édition Bragelonne et franchement on se demande pourquoi ! Je dois souligner une nouvelle fois le superbe travail sur la couverture de ce livre? Ouf, vous aussi vous l'avez remarqué. Cette saga est connue et reconnue dans l'univers de la Fantasy, je pense donc ne pas trop me planter avec cette lecture conseillée par moult personnes !



chroniques de l'université invisible | autrice : maëlle fierpied | prix : 9€

Des dons à la X-Men et une école à l'image de celle du professeur Xavier ou encore de Poudlard. Bref, Comment passer à côté???! Vivement que je commence celui-ci !



mémoires d'un yakuza | auteur : eiji ijichi | prix : 9€

Depuis le temps qu'il traine dans ma wishlist je peux vous dire que je suis ravie de l'avoir dans ma bibliothèque ! J'adore les romans japonais et en apprendre davantage sur leur culture si riche et différente de la mienne. Je ne risque pas d'être déçue avec cette autobiographie d'Eiji Ijichi, yakuza repenti. Lever le voile sur les tabous de ces gangs japonais assouvira à coup sûr ma curiosité !




Et vous, une pile à lire de prévue pour cette saison? Quels romans vous font envie parmi ceux cités?

4 oct. 2017

Shop the moodboard : Autumn lovers



Quoi de mieux que l'automne pour m'inspirer un nouveau Shop the moodboard ! De nouvelles lectures fantastiques (dont je vous conseille fortement la saga de D.Harkness (ici), un nouveau plaid, bien entendu des bougies (et si possible qui crépitent tel un feu de cheminée !) et une boisson chaude comme on les aime (chocolat, thé, latte, café..). Si ça, ce n'est pas le bonheur, ça y ressemble fortement ! Et vous, quel est votre rituel en cette saison? Vous êtes plutôt dvd sous la couette ou lecture au coin du feu? Quelle est votre boisson fétiche en cette saison?




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