7.20.2017

Culottées par Pénélope Bagieu



Auteur : Pénélope Bagieu
Genre : Bande dessinée
Paru en : Septembre 2016
Prix : 20€ par tome
Éditeur : Gallimard
Pages : 367 au total


quatrième de couverture
"Des femmes qui ne font que ce qu'elles veulent. Les culottées font voler en éclats les préjugés à travers des portraits de femmes qui ont inventé leur destin."

Dès sa sortie j'étais certaine de me procurer cette nouvelle œuvre de Pénélope Bagieu; une illustratrice que j'adore et que je suivais à ( presque ) ses débuts sur son site http://www.penelope-jolicoeur.com/ . Je suis fan de ses premiers dessins et Ma vie est tout à fait fascinante fait parti de mes livres fétiches. Mais ayant été déçue par La page Blanche ( je vous en parle brièvement ici ) je n'avais pas craqué pour ses autres parutions. Pour autant je me suis jetée sur ces deux tomes.. Et qu'est-ce que j'ai bien fait les ami(e)s ! Un joli coup de crayon, des couleurs qui pètent sa mère en jettent et des sujets sérieux traités avec humour. C'est un vrai régal !




Un vrai régal déjà pour les yeux car l'objet-livre est fou : une couverture rigide et épaisse teinte d'une couleur qui crie la joie de vivre et le tout recouvert de portraits de femmes dessinées en relief. Et même que ça brille ! Si ça c'est pas du joli boulot éditorial !


Souvent réduite à une ceinture de bananes, Joséphine Baker était une femme incroyablement engagée, altruiste et courageuse.
portrait de Joséphine baker


Ensuite nouveau régal pour l'esprit; P.Bagieu dresse des portraits de femmes qui sont pour le moins incroyables. Que ce soit pour leur destin, leur originalité, leur détermination ou encore leur combat, chacune à su m'émouvoir à leur manière le tout raconté avec légèreté et subtilité. Car il en faut pour aborder des sujets comme le féminisme, la violence ( physique et morale ) ou encore le mépris qu'ont subi ces femmes. Des portraits qui, bien que traités sous le ton de l'humour m'ont particulièrement bouleversés. Entre révolte, indignation, joie et fierté je suis passée par bien des émotions aux côtés de ces femmes si inspirantes et déterminées.




Toute sa vie, chassée par la porte, elle est revenue par la fenêtre pour combattre l'injustice.
portrait de Naziq al-Abid


Rebelles, insoumises, rêveuses, et passionnées, elles viennent des quatre coins du globe et de milieux très différents mais n'ont qu'un seul but : affirmer leur personnalité et leurs droits ! De l'antiquité au XXIèm siècle chacune va tenter de prendre son destin en main et de passer outre l'obscurantisme. Tolérance et détermination sont les maîtres-mots de ces nanas ! Cette diversité fait la richesse de l'ouvrage et vous n'avez pas le temps de vous ennuyer à travers  ces courtes biographies tant elles sont vivantes et bien documentées. C'est un pur plaisir !




Bref, vous n'aimez pas les clichés et vous n'avez aucun tabou? Alors ce livre est fait pour vous ! Et il est même à mettre entre les mains de toutes femmes et jeunes filles que vous aimez. Et si vous avez peur de survoler le portrait de certaines ou de ne pas retenir toutes les informations je vous conseille de savourer ces albums en prenant le temps de découvrir les histoires une à une; peut-être de manière quotidienne? Histoire de bien apprécier ces bouts de femmes :)


Pour moi Pénélope Bagieu a réussi à rendre hommage au sexe féminin avec brio en quelques coups de crayons.



à voir : le site Culottées



7.05.2017

L'anti-cernes bio de chez Avril



Bien que je puisse me passer de fond de teint sans soucis, pour l'anti-cernes c'est encore autre chose. Mes cernes ne sont ni énormes, ni d'une couleur trop prononcée mais pour autant je les vois et j'aime bien donner un coup de pep's à mon regard. Je recherche donc un résultat naturel et lumineux ! Mais en renouvelant ma trousse à maquillage j'ai eu envie de changement et c'est pour cette raison que je me suis tournée vers cet anti-cernes de la marque Avril. Peu onéreux et bio, je franchis un nouveau cap dans l'aventure de la cosmétique naturelle.. Car oui, voici mon premier achat maquillage bio !




Je me suis procurée la teinte Porcelaine qui ma foi s'adapte à ma carnation tout en apportant ce petit côté lumineux que j'apprécie tant ! Pratique et léger le petit boitier peut se faufiler partout mais n'est pas très hygiénique.. La texture quant à elle est compacte, je la chauffe donc un peu pour la faire glisser plus facilement sur la peau. Je l'applique avec parcimonie car je trouve la couvrance trop forte pour moi et parce que je ne veux pas me dessécher le contour de l’œil. A dose plus élevée vous risquerez un effet grumeleux et voyant, et c'est tout ce qu'on ne recherche pas !

Le résultat est très flatteur : des cernes uniformisés et un regard frais ! Mais à condition de ne pas trop en mettre ! Je pense que c'est un produit de qualité à bas prix et avec une super compo mais ce n'est pas l'anti-cernes de mes rêves ;)






L'avez-vous déjà testé? Un autre anti-cernes naturel à me conseiller?






6.28.2017

Maybe Someday - Colleen Hoover



Auteur : Colleen Hoover
Genre : New Romance
Paru en : Mai 2016
Prix : 7€80 
Édition : Pocket
Pages : 464


quatrième de couverturehttps:
"Sydney, 22 ans, a tout pour elle : le mec parfait, Hunter, un bel avenir et un superbe appartement en colocation avec sa meilleure amie. Jusqu'au jour où elle apprend que ces deux êtres qui lui sont si chers lui cachent un secret impardonnable.
Sydney décide alors de tout plaquer. Elle se rapproche de plus en plus de Ridge, son mystérieux voisin musicien. Comment rester insensible aux magnifiques mélodies qu'il lui joue à la guitare ?
Et si le cœur de Ridge est pris depuis bien longtemps, il ne peut ignorer la force silencieuse qui le pousse lui aussi vers Sydney. Sauront-ils guérir de leurs blessures et écouter leur cœur ? "

C'est par le biais de Booktube que je me suis intéressée à Colleen Hoover, cette auteure qui a su suscité pas mal d'émotions chez les lectrices. Alors quand j'ai vu ce petit format trainé dans les rayons, je n'ai pas réfléchi longtemps. J'ai vu le nom de l'auteure, le titre dont je me souvenais avoir eu de bons échos, et hop ! In the pocket ! Il est par la suite resté sur mes étagères quelques temps, attendant patiemment ce petit moment de douceur où la lecture d'une romance est inéluctable, une vraie pause plaisir entre deux pavés.


Quand ce moment fût arrivé je n'ai pas cherché à me plonger dans la quatrième de couverture, je m'en suis tenue à sa réputation et à mon 6èm sens de lectrice : cette lecture allait être très agréable !


Bien entendu dans une romance le champ des possibles en matière de scénario n'est pas très vaste et j'ai donc retrouvé le même schéma lu à de nombreuses reprises dans d'autres lectures.. Pour autant cette histoire d'amour a quelque chose de singulier et la plume de Colleen Hoover, son originalité ainsi que ses personnages la rende terriblement addictive.
Sydney est drôle, simple et droite dans ses baskets. Je me suis facilement identifiée en elle; pleine d'auto-dérision et de doutes ses réactions coïncident parfaitement aux situations auxquelles elle fait face ce qui la rend vraie et attachante. Ridge, quant à lui s'éloigne bien des clichés du badboy torturé ou encore du joli brun ténébreux. Alors oui il est musicien, oui il est beau gosse, oui il est mystérieux, mais !... Ridge a quelque chose de particulier. Et cette intrigante particularité fait tout son charme rendant ainsi la relation entre lui et Sydney unique. D'ailleurs, cela faisait terriblement longtemps que je n'avais pas eu un coup de cœur pour un personnage masculin !


L'alternance de points de vues est également un bon point car elle apporte une plus-value à la psychologie des personnages. Je me suis autant attachée à Sydney qu'à Ridge, comprenant chacune méandre de leurs pensées. Le couple va lutter contre leur évidente attirance alors que tout semble les réunir. Et entre raisons et sentiments, leurs cœurs prennent cher..


L'autre atout du roman de Colleen Hoover c'est d'associer son univers à celui de la musique. Ridge est comme je vous le disais plus haut musicien, et l'auteure a su développer au maximum ce côté de sa personnalité afin d'apporter encore plus de profondeur à son roman. Comment? Et bien en collaborant avec d'autres artistes ( ici Griffin Peterson ) afin de créer une bande-son pour son roman. Rien que ça ! A titre personnel je n'ai su apprécier qu'Im in trouble, n'écoutant pas ce genre de musique acoustique. Mais à ce que j'ai pu constater je suis une des rares à ne pas avoir accroché avec la playlist donc ne vous inquiétez pas ! Elle vous plaira sûrement !


Pour conclure je ne dirais pas que ce roman est un coup de cœur mais il est loin de m'avoir laissée insensible tant il est à la fois authentique et original. C'est une romance drôle et fraîche à lire, et une auteure à découvrir, assurément.
   


extraits

Elle pousse un grand soupir, le regarde dans les yeux:
- Je n'arrive pas à croire que je suis tombée amoureuse d'un tel connard !
[...]Je souris parce que Bridget est sans doute la seule personne au monde capable de traiter un homme de connard et, dans le même souffle, de lui avouer son amour.
page 207


Je ne sais pas trop au juste pourquoi je pleure en ce moment, mais j'ai le cœur tellement lourd que j'ai envie de me l'arracher de la poitrine pour le jeter sur le balcon de Ridge, parce que c'est là qu'a commencé ce gâchis.
page 329


J'ai besoin de quelqu'un qui accepte de me voir braver les océans en me conseillant seulement de ne pas me noyer. Seulement toi, tu ne serais même pas capable de me laisser approcher un océan.
page 373





Déjà lu ou entendu parler? Quel prochain Colleen Hoover me conseillez-vous?




6.15.2017

Endgame T.1 : "L'Appel" - James Frey et Nils Johnson-Shelton



Auteur : James Frey et Nils Johnson-Shelton
Genre : Dystopie / Science-fiction
Paru en : Octobre 2014
Prix : 19€90  
Éditeur : Gallimard
Pages : 538


quatrième de couverture
"Douze jeunes élus, issus de peuples anciens. L'humanité tout entière descend de leurs lignées, choisies il y a des milliers d'années. Pour la sauver, ils doivent se battre, résoudre la Grande Énigme.  L'un d'eux doit y parvenir, ou bien nous sommes tous perdus. Ils ne possèdent pas de pouvoirs magiques. Ils ne sont pas immortels. Endgame n'a ni règles ni limites.
Il n'y aura qu'un seul vainqueur."

Encore une saga dystopique me direz-vous? Mais celle-ci vous déconnectera totalement de votre train-train quotidien tant elle est captivante ! Endgame qu'est-ce que c'est? Endgame est une énigme, un jeu mortel à échelle mondiale où le sort de l'humanité est détenu entre les mains de 12 jeunes personnes. Ces élus sont les descendants des premières civilisations du monde et sont dispatchés à travers toute la planète : Chine, Amérique, Pérou, Turquie, Désert de Gobi, etc.. Chaque adolescent éligible à participer à l'Endgame est alors entrainé par ses prédécesseurs selon les traditions et techniques de leur lignée jusqu'à l'Appel. Et maintenant que l'Appel a été lancé, la lutte peut alors commencer..


Certains d'entre nous sont moins prêts que d'autres, et ce seront les premiers à mourir.


Il y a plusieurs points que j'ai adoré dans ce premier tome : la narration, les personnages et le déroulement de l'intrigue. Douze points de vues qui peuvent perturber plus d'un lecteur mais qui donnent une vision très large de cette gigantesque arène. On suit chaque joueur de manière aléatoire et pour mon plus grand plaisir on s'immisce dans la psychologie de personnalités très, très différentes. Chaque protagoniste possède sa propre vision de l'Endgame et comment le remporter.. Mais pas seulement. Leur environnement et leur préparation nous en dévoile beaucoup sur leur tempérament et leur univers. Et je dois vous dire qu'il y a de sacrés psychopathes dans le lot ! Entre pactes, stratégies, coups bas, et tortures l'auteur ne vous laisse aucun répit.




Les scènes d'actions s'enchainent sans nous laisser le temps de digérer la précédente ( et c'est parfois dommage ) les pages défilant à une vitesse folle.. Car pour résoudre la Grande Énigme chaque minute compte. Bien plus qu'une course poursuite Endgame est une chasse à l'homme. L'écriture est fluide, brusque, à l'image de la violence qui découle de ce roman. On ressent la nécessité pressante de résoudre l'énigme avant l'autre, d'arriver le premier. Et pour ça tous les moyens sont bons, encore une fois..


Le sang appelle le sang.



Chiyoko, An, Sarah, Jago, Marcus, Aisling, Kala, Shari, Maccabee, Hilal, Alice et Baitshakan vous plongeront dès les premières lignes dans un mystère qui va au-delà de leur savoir et de ce que leur ont transmis leurs ainés. Révélations et retournements de situations garanties ! Autant vous dire que je me suis vraiment prise au jeu !


Pour ce qui est des points négatifs que j'ai pu souligner durant ma lecture je n'en vois pas vraiment hormis les énigmes laissés à notre intention dans le roman. Car je ne vous l'ai pas dit mais cette œuvre dissimule sa propre énigme : une énigme ouvert à tous les lecteurs et à échelle planétaire. Le prix de ce mystère? 500 000$. Rien que ça..  Si vous êtes un Sherlock Holmes dans l'âme ce côté devrait vous plaire mais pour moi je n'ai pas voulu m'y attarder davantage. Et c'est bien simple : les indices sont trop inaccessibles à mon goût ( en même temps, avec un tel prix en jeu c'est totalement justifié ! ). Du coup j'ai passé à la trappe tous les dessins, données, formules chimiques et liens internet. Je vous rassure cela ne vous empêchera pas d'apprécier votre lecture ;)


En bon Young Adult quelques clichés subsistent mais rien de déroutant au point de soupirer d'agacement. Le style de narration comme je le disais plus haut peut en déconcerter certains car il y a beaucoup d'informations à assimiler en peu de temps mais ça, c'est vraiment propre à chacun. Et puis après ma lecture de S. ( article ici ) je dois dire que j'étais rodée !




Bref, Le roman frôle le coup de cœur, j'attends la suite avec impatience ! Et vous l'avez vous lu?






5.31.2017

Lectures numérique #3




How to love - Katie Cotugno

En général quand je fini un bouquin je vais vers son opposé. C'est donc naturellement après une lecture bien dense que je me suis tournée vers How to love, une romance young adult. Comme une bouffée de fraicheur ce petit roman est tombé au bon moment. Dans un style fluide l'auteure nous raconte l'histoire de Serena et Sawyer; elle l'aime depuis toujours, il lui déclare enfin sa flamme et là commence la romance. Une romance torturée où les deux ados ont beaucoup de mal à se mettre sur la même longueur d'ondes. Un jour le beau brun ténébreux disparait mais ce qu'il ne sait pas c'est que sa petite amie est enceinte, imaginez la surprise à son retour..

L'intrigue n'a rien d'originale mais cela ne m'a pas empêcher de finir le roman en deux jours. Les chapitres s'alternent de manière anachronique : il y a l'avant et l'après départ de Sawyer. J'ai trouvé ce procédé très rythmique puisque je n'arrêtais pas de tourner les pages; j'en voulais toujours plus et connaître l’ensemble des événements qui ont amenés à cette situation. Les personnages quant à eux sont attachants, bornés (ah les ados!) et passionnés. Ils s'aiment, ils ont des rêves et pourtant rien ne se passe aussi simplement. La vie c'est ça souvent. Et c'est ce que j'ai aimé retrouver dans How to love. Aucune pirouette rocambolesque, et encore moins de feu d'artifice pour clôturer le livre. Juste la réalité de la chose. Il n'y a aucune notice en amour, on fait avec les personnes et les aléas de la vie. En résumé ce n'est pas une lecture inoubliable mais le sujet est très bien traité, surtout pour le public visé. 

Elle venait de franchir une espèce de frontière, une ligne de démarcation parfaitement tracée. Désormais nos vies seraient à jamais divisées entre l'époque où nous étions enfants et l'époque où nous ne l'étions plus. Un "avant et un "après".



Les amants d'Henriette - Eva Giraud

Contrairement à ce que le titre sous-entend, le roman d'Eva Giraud ne s'attarde pas sur un protagoniste en particulier mais sur une dizaine de retraités tous aussi attachants les uns des autres. Ma chronique sera bien courte puisque j'en ai fait une plus complète ici, mais aussi parce que le roman ne contient aucune intrigue. Sur 178 pages ce sont des bribes de vies qui y sont décrites et ce, de la plus jolie des manières.

Un vieil homme amoureux est aussi désarmé qu'un enfant de dix ans.



La bibliothèque des cœurs cabossés - Katarina Bivald

Après des mois à dormir dans ma liseuse, ce roman a bien failli être oublié ! C'était sans compter sur le club de lecture de Fanny qui, durant avril proposait justement ce titre. Alors bonne idée ou pas.. ma foi au moins je l'aurai sorti de ma pile à lire ! Best-seller à sa sortie et un titre qui m'avait mis en appétit je n'aurai pas douté une seule seconde que ma lecture allait être aussi ennuyeuse. Ennuyeuse et fade. Je suis dure et je m'en excuse mais je n'ai vraiment pas accroché avec l'histoire, les personnages et le style d'écriture. Une héroïne qui n'a aucun caractère  (bien qu'elle soit gentille.. mais la gentillesse ne suffit pas), des longueurs et des passages qui auraient pu être supprimés et une trame sans rebondissements. Bref, rien de bien folichon alors que j'adore les contemporains et les romans feel good. Je ne vous cache pas que j'ai du l'abandonner à la 374è page, soit aux trois quarts du récit (c'est précis tout ça!).. 

En dehors de l'ennui quasi constant entre les lignes, les titres des chapitres sont la plupart trop explicites et laissent peu de place à la surprise.. Déjà qu'il n'y en a pas tellement.. J'ai également eu le droit à un spoil complet de Jane Eyre alors que j'aurai bien aimé le lire.. Et pour finir les villageois de Broken Wheel qui n'ont d'autre que la magnifique idée de retenir l'héroïne en lui refourguant une histoire d'amour à deux balles. Parce que c'est bien connu, nous les femmes on ne restent seulement s'il y a un beau gosse dans le coin.. Donc voilà, je m'excuse encore une fois pour l'auteur, il n'y a rien de personnel et je sais le succès qu'à ce livre mais avec moi ça ne l'a pas fait du tout et franchement je ne le recommande pas spécialement.  

Il faut avoir un côté rêveur pour apprécier les livres.




Connaissez-vous l'un de ces titres? Lequel vous donne le plus envie en ce moment?


5.25.2017

Recette de Brownie à la compote pour un goûter gourmand et "léger"

Ayant posté cette photo sur Instagram j'ai eu quelques commentaires me demandant la recette de ce fameux brownie à la compote.

Je dis "fameux" mais il n'a rien d'original puisque la recette que je vais vous présenter est quasiment la même que sur tous les autres blogs qui la propose. Et je vous conseillerais même si vous avez déjà une recette maison de simplement remplacer le beurre par la compote car c'est là que réside le secret pour un brownie léger et moelleux !

Allez, c'est parti !


Ingrédients
60gr de farine
70gr de sucre
3 œufs
1 ½ pot de compote ( environ 150gr )
200gr de chocolat noir
50gr de noix de pécan  facultatif*


→ préchauffer votre four à 180° pendant le temps de préparation 
1. Battre les œufs et le sucre jusqu'à ce que le mélange blanchisse
2. Ajouter farine et remuer
3. Faire fondre le chocolat
4. Une fois fondu incorporer au mélange le chocolat et la compote
( Ajouter les noix de pécan brisées )*
5. Si votre moule n'est pas antiadhésif le beurrer et le fariner avant de le remplir de votre pâte. Enfourner à 180° pendant 20min.
6. Si le dessus de votre brownie se craquèle légèrement c'est que c'est prêt. Laisser refroidir et coupez-le en carrés pour la dégustation.



Voilà la recette ! Rapide, allégé tout en restant gourmand ! Qui a déjà testé?




5.17.2017

Love letters to the dead - Ava Dellaira



Auteur : Ava Dellaira
Genre : Young Adult / Drame
Paru en : Mai 2014
Prix : 7€  
Éditeur : Michel Lafon
Pages : 361


quatrième de couverture
"Tout a commencé par une lettre. Une simple rédaction demandée par un prof : écrire à un disparu. Laurel a choisi Kurt Cobain, parce que sa grande sœur May l’adorait. Et qu’il est mort jeune, comme May. Si elle ne rend jamais son devoir, très vite, le carnet de Laurel se remplit de lettres à Amy Winehouse, Heath Ledger… À ces confidents inattendus, elle raconte sa première année de lycée, sa famille décomposée, ses nouveaux amis, son premier amour. Mais avant d’écrire à la seule disparue qui lui tient vraiment à cœur, Laurel devra se confronter au secret qui la tourmente, et faire face à ce qui s’est vraiment passé la nuit où May est décédée."

A sa sortie je l'avait tellement voulu ce roman ! J'ai attendu sa sortie en poche ( un an ) et j'ai le laissé prendre la poussière encore une année avant que je me décide à le lire, parce que vous savez, les drames c'est jamais simple à aborder. J'attends d'être dans le "bon ton", je n'en lis jamais quand le moral est déjà dans les chaussettes, ni quand mes piles sont rechargées. J'aime lire ce genre d'histoire à tête reposée afin d'encaisser l'éventuel trop plein d'émotions. Avec cette lecture j'ai été épargnée de cette appréhension. Non pas parce que l'histoire n'est pas dramatique, mais plutôt parce que le style et les mots utilisés adoucissent les blessures de Laurel.


Après la mort de sa sœur, elle change de lycée pour mieux fuir ses souvenirs et se recréer indépendamment de ce qu'elle connait déjà. À son cours d'anglais un devoir est demandé : rédiger une lettre à un disparu. Alors au lieu d'écrire à la première concernée elle se dévoile à des artistes décédés. La correspondance est donc à sens unique et le roman prend des airs de journal intime. Un journal très touchant où Laurel s'adresse directement à ses correspondants. Ça part d'une anecdote, d'un film, d'une chanson ou d'un poème qui l'aura marqué. Le rapprochement est parait direct mais petit à petit on aperçoit l'iceberg. Elle se reconnait dans les expériences et fêlures d'Amy Winehouse, de Kurt Cobain ou encore de Judy Garland. Et j'ai trouvé cette introspection vraiment originale et touchante. J'ai pu également découvrir certains artistes et même si je suis loin d'écouter du Nirvana je dois dire que Heart-Shapped Box colle à merveille au roman.


Bien que l'histoire tire en longueur et qu'il ne s'y passe pas grand chose elle reste cependant bien écrite et juste. Et c'est en grande partie grâce aux personnages et à Laurel. On ne peut que rentrer dans ses baskets de lycéenne paumée. Douce, timide, attentionnée en quête d'identité et de renouveau. À cette description on pourrait la penser fade mais elle est pleine de lumière et de couleurs. Elle se teste, expérimente, encaisse et rejette. S'affirmer, mûrir, ça prend du temps, et même si elle fait des conneries, elle est loin d'être irréfléchie.


Et puis il y a cette révélation qui m'a prise de court.. Même si par la suite tout semble couler de source,  j'ai été confuse en apprenant ce secret.. Pour finir il y a ces passages qui m'ont beaucoup plus; quand les mots sont bien choisis et résonnent en moi, j'apprécie mon moment de lecture (cf extraits) .


La surprise, le style, les personnages et l'originalité de la narration; voilà des éléments essentiels à un bon roman. Je ne dis pas qu'il est inoubliable mais il en vaut le détour. Et puis, Love letters to the dead est seulement le premier roman de l'auteure  ;)





note à moi-même : regarder Minuit à Paris



extraits

Chère Amy Winehouse,

[...] Quand ton premier album est sorti, tu avais encore l'air innocente, tu étais une jolie fille qui, dans les interviews, disait se trouver laide. Mais, à ton deuxième disque, on aurait dit que tu t'étais inventée un nouveau personnage. Tu montais sur scène dans ta petite robe, en sirotant un verre, avec ta grosse choucroute sur la tête et tes yeux maquillés à la Cléopâtre, et tu chantais d'une voix qui tombait comme un torrent de ton corps frêle. Tu portais tes vêtements comme une armure, mais, dans tes chansons, tu te livrais totalement.
page 73


Je crois que beaucoup de gens aimeraient devenir quelqu'un, mais ne se lancent pas, de peur de ne pas être à la hauteur des attentes des autres.
page 161


Ce qu'il y a de bien avec les traditions, c'est qu'elles conservent la force des souvenirs.
page 176


- Tu sais, bien souvent, les mots ne suffisent pas. Mais ce n'est pas une raison pour ne pas essayer..
page 222


- Les expériences humaines se heurtent souvent aux limites du langage, m'a-t-elle expliqué. C'est une des raisons pour laquelle nous avons la poésie.
page 332


Si on vous demandait ce devoir, à qui adresseriez-vous cette lettre ?




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