6.15.2017

Endgame T.1 : "L'Appel" - James Frey et Nils Johnson-Shelton



Auteur : James Frey et Nils Johnson-Shelton
Genre : Dystopie / Science-fiction
Paru en : Octobre 2014
Prix : 19€90  
Éditeur : Gallimard
Pages : 538


quatrième de couverture
"Douze jeunes élus, issus de peuples anciens. L'humanité tout entière descend de leurs lignées, choisies il y a des milliers d'années. Pour la sauver, ils doivent se battre, résoudre la Grande Énigme.  L'un d'eux doit y parvenir, ou bien nous sommes tous perdus. Ils ne possèdent pas de pouvoirs magiques. Ils ne sont pas immortels. Endgame n'a ni règles ni limites.
Il n'y aura qu'un seul vainqueur."

Encore une saga dystopique me direz-vous? Mais celle-ci vous déconnectera totalement de votre train-train quotidien tant elle est captivante ! Endgame qu'est-ce que c'est? Endgame est une énigme, un jeu mortel à échelle mondiale où le sort de l'humanité est détenu entre les mains de 12 jeunes personnes. Ces élus sont les descendants des premières civilisations du monde et sont dispatchés à travers toute la planète : Chine, Amérique, Pérou, Turquie, Désert de Gobi, etc.. Chaque adolescent éligible à participer à l'Endgame est alors entrainé par ses prédécesseurs selon les traditions et techniques de leur lignée jusqu'à l'Appel. Et maintenant que l'Appel a été lancé, la lutte peut alors commencer..


Certains d'entre nous sont moins prêts que d'autres, et ce seront les premiers à mourir.


Il y a plusieurs points que j'ai adoré dans ce premier tome : la narration, les personnages et le déroulement de l'intrigue. Douze points de vues qui peuvent perturber plus d'un lecteur mais qui donnent une vision très large de cette gigantesque arène. On suit chaque joueur de manière aléatoire et pour mon plus grand plaisir on s'immisce dans la psychologie de personnalités très, très différentes. Chaque protagoniste possède sa propre vision de l'Endgame et comment le remporter.. Mais pas seulement. Leur environnement et leur préparation nous en dévoile beaucoup sur leur tempérament et leur univers. Et je dois vous dire qu'il y a de sacrés psychopathes dans le lot ! Entre pactes, stratégies, coups bas, et tortures l'auteur ne vous laisse aucun répit.




Les scènes d'actions s'enchainent sans nous laisser le temps de digérer la précédente ( et c'est parfois dommage ) les pages défilant à une vitesse folle.. Car pour résoudre la Grande Énigme chaque minute compte. Bien plus qu'une course poursuite Endgame est une chasse à l'homme. L'écriture est fluide, brusque, à l'image de la violence qui découle de ce roman. On ressent la nécessité pressante de résoudre l'énigme avant l'autre, d'arriver le premier. Et pour ça tous les moyens sont bons, encore une fois..


Le sang appelle le sang.



Chiyoko, An, Sarah, Jago, Marcus, Aisling, Kala, Shari, Maccabee, Hilal, Alice et Baitshakan vous plongeront dès les premières lignes dans un mystère qui va au-delà de leur savoir et de ce que leur ont transmis leurs ainés. Révélations et retournements de situations garanties ! Autant vous dire que je me suis vraiment prise au jeu !


Pour ce qui est des points négatifs que j'ai pu souligner durant ma lecture je n'en vois pas vraiment hormis les énigmes laissés à notre intention dans le roman. Car je ne vous l'ai pas dit mais cette œuvre dissimule sa propre énigme : une énigme ouvert à tous les lecteurs et à échelle planétaire. Le prix de ce mystère? 500 000$. Rien que ça..  Si vous êtes un Sherlock Holmes dans l'âme ce côté devrait vous plaire mais pour moi je n'ai pas voulu m'y attarder davantage. Et c'est bien simple : les indices sont trop inaccessibles à mon goût ( en même temps, avec un tel prix en jeu c'est totalement justifié ! ). Du coup j'ai passé à la trappe tous les dessins, données, formules chimiques et liens internet. Je vous rassure cela ne vous empêchera pas d'apprécier votre lecture ;)


En bon Young Adult quelques clichés subsistent mais rien de déroutant au point de soupirer d'agacement. Le style de narration comme je le disais plus haut peut en déconcerter certains car il y a beaucoup d'informations à assimiler en peu de temps mais ça, c'est vraiment propre à chacun. Et puis après ma lecture de S. ( article ici ) je dois dire que j'étais rodée !




Bref, Le roman frôle le coup de cœur, j'attends la suite avec impatience ! Et vous l'avez vous lu?






5.31.2017

Lectures numérique #3




How to love - Katie Cotugno

En général quand je fini un bouquin je vais vers son opposé. C'est donc naturellement après une lecture bien dense que je me suis tournée vers How to love, une romance young adult. Comme une bouffée de fraicheur ce petit roman est tombé au bon moment. Dans un style fluide l'auteure nous raconte l'histoire de Serena et Sawyer; elle l'aime depuis toujours, il lui déclare enfin sa flamme et là commence la romance. Une romance torturée où les deux ados ont beaucoup de mal à se mettre sur la même longueur d'ondes. Un jour le beau brun ténébreux disparait mais ce qu'il ne sait pas c'est que sa petite amie est enceinte, imaginez la surprise à son retour..

L'intrigue n'a rien d'originale mais cela ne m'a pas empêcher de finir le roman en deux jours. Les chapitres s'alternent de manière anachronique : il y a l'avant et l'après départ de Sawyer. J'ai trouvé ce procédé très rythmique puisque je n'arrêtais pas de tourner les pages; j'en voulais toujours plus et connaître l’ensemble des événements qui ont amenés à cette situation. Les personnages quant à eux sont attachants, bornés (ah les ados!) et passionnés. Ils s'aiment, ils ont des rêves et pourtant rien ne se passe aussi simplement. La vie c'est ça souvent. Et c'est ce que j'ai aimé retrouver dans How to love. Aucune pirouette rocambolesque, et encore moins de feu d'artifice pour clôturer le livre. Juste la réalité de la chose. Il n'y a aucune notice en amour, on fait avec les personnes et les aléas de la vie. En résumé ce n'est pas une lecture inoubliable mais le sujet est très bien traité, surtout pour le public visé. 

Elle venait de franchir une espèce de frontière, une ligne de démarcation parfaitement tracée. Désormais nos vies seraient à jamais divisées entre l'époque où nous étions enfants et l'époque où nous ne l'étions plus. Un "avant et un "après".



Les amants d'Henriette - Eva Giraud

Contrairement à ce que le titre sous-entend, le roman d'Eva Giraud ne s'attarde pas sur un protagoniste en particulier mais sur une dizaine de retraités tous aussi attachants les uns des autres. Ma chronique sera bien courte puisque j'en ai fait une plus complète ici, mais aussi parce que le roman ne contient aucune intrigue. Sur 178 pages ce sont des bribes de vies qui y sont décrites et ce, de la plus jolie des manières.

Un vieil homme amoureux est aussi désarmé qu'un enfant de dix ans.



La bibliothèque des cœurs cabossés - Katarina Bivald

Après des mois à dormir dans ma liseuse, ce roman a bien failli être oublié ! C'était sans compter sur le club de lecture de Fanny qui, durant avril proposait justement ce titre. Alors bonne idée ou pas.. ma foi au moins je l'aurai sorti de ma pile à lire ! Best-seller à sa sortie et un titre qui m'avait mis en appétit je n'aurai pas douté une seule seconde que ma lecture allait être aussi ennuyeuse. Ennuyeuse et fade. Je suis dure et je m'en excuse mais je n'ai vraiment pas accroché avec l'histoire, les personnages et le style d'écriture. Une héroïne qui n'a aucun caractère  (bien qu'elle soit gentille.. mais la gentillesse ne suffit pas), des longueurs et des passages qui auraient pu être supprimés et une trame sans rebondissements. Bref, rien de bien folichon alors que j'adore les contemporains et les romans feel good. Je ne vous cache pas que j'ai du l'abandonner à la 374è page, soit aux trois quarts du récit (c'est précis tout ça!).. 

En dehors de l'ennui quasi constant entre les lignes, les titres des chapitres sont la plupart trop explicites et laissent peu de place à la surprise.. Déjà qu'il n'y en a pas tellement.. J'ai également eu le droit à un spoil complet de Jane Eyre alors que j'aurai bien aimé le lire.. Et pour finir les villageois de Broken Wheel qui n'ont d'autre que la magnifique idée de retenir l'héroïne en lui refourguant une histoire d'amour à deux balles. Parce que c'est bien connu, nous les femmes on ne restent seulement s'il y a un beau gosse dans le coin.. Donc voilà, je m'excuse encore une fois pour l'auteur, il n'y a rien de personnel et je sais le succès qu'à ce livre mais avec moi ça ne l'a pas fait du tout et franchement je ne le recommande pas spécialement.  

Il faut avoir un côté rêveur pour apprécier les livres.




Connaissez-vous l'un de ces titres? Lequel vous donne le plus envie en ce moment?


5.25.2017

Recette de Brownie à la compote pour un goûter gourmand et "léger"

Ayant posté cette photo sur Instagram j'ai eu quelques commentaires me demandant la recette de ce fameux brownie à la compote.

Je dis "fameux" mais il n'a rien d'original puisque la recette que je vais vous présenter est quasiment la même que sur tous les autres blogs qui la propose. Et je vous conseillerais même si vous avez déjà une recette maison de simplement remplacer le beurre par la compote car c'est là que réside le secret pour un brownie léger et moelleux !

Allez, c'est parti !


Ingrédients
60gr de farine
70gr de sucre
3 œufs
1 ½ pot de compote ( environ 150gr )
200gr de chocolat noir
50gr de noix de pécan  facultatif*


→ préchauffer votre four à 180° pendant le temps de préparation 
1. Battre les œufs et le sucre jusqu'à ce que le mélange blanchisse
2. Ajouter farine et remuer
3. Faire fondre le chocolat
4. Une fois fondu incorporer au mélange le chocolat et la compote
( Ajouter les noix de pécan brisées )*
5. Si votre moule n'est pas antiadhésif le beurrer et le fariner avant de le remplir de votre pâte. Enfourner à 180° pendant 20min.
6. Si le dessus de votre brownie se craquèle légèrement c'est que c'est prêt. Laisser refroidir et coupez-le en carrés pour la dégustation.



Voilà la recette ! Rapide, allégé tout en restant gourmand ! Qui a déjà testé?




5.17.2017

Love letters to the dead - Ava Dellaira



Auteur : Ava Dellaira
Genre : Young Adult / Drame
Paru en : Mai 2014
Prix : 7€  
Éditeur : Michel Lafon
Pages : 361


quatrième de couverture
"Tout a commencé par une lettre. Une simple rédaction demandée par un prof : écrire à un disparu. Laurel a choisi Kurt Cobain, parce que sa grande sœur May l’adorait. Et qu’il est mort jeune, comme May. Si elle ne rend jamais son devoir, très vite, le carnet de Laurel se remplit de lettres à Amy Winehouse, Heath Ledger… À ces confidents inattendus, elle raconte sa première année de lycée, sa famille décomposée, ses nouveaux amis, son premier amour. Mais avant d’écrire à la seule disparue qui lui tient vraiment à cœur, Laurel devra se confronter au secret qui la tourmente, et faire face à ce qui s’est vraiment passé la nuit où May est décédée."

A sa sortie je l'avait tellement voulu ce roman ! J'ai attendu sa sortie en poche ( un an ) et j'ai le laissé prendre la poussière encore une année avant que je me décide à le lire, parce que vous savez, les drames c'est jamais simple à aborder. J'attends d'être dans le "bon ton", je n'en lis jamais quand le moral est déjà dans les chaussettes, ni quand mes piles sont rechargées. J'aime lire ce genre d'histoire à tête reposée afin d'encaisser l'éventuel trop plein d'émotions. Avec cette lecture j'ai été épargnée de cette appréhension. Non pas parce que l'histoire n'est pas dramatique, mais plutôt parce que le style et les mots utilisés adoucissent les blessures de Laurel.


Après la mort de sa sœur, elle change de lycée pour mieux fuir ses souvenirs et se recréer indépendamment de ce qu'elle connait déjà. À son cours d'anglais un devoir est demandé : rédiger une lettre à un disparu. Alors au lieu d'écrire à la première concernée elle se dévoile à des artistes décédés. La correspondance est donc à sens unique et le roman prend des airs de journal intime. Un journal très touchant où Laurel s'adresse directement à ses correspondants. Ça part d'une anecdote, d'un film, d'une chanson ou d'un poème qui l'aura marqué. Le rapprochement est parait direct mais petit à petit on aperçoit l'iceberg. Elle se reconnait dans les expériences et fêlures d'Amy Winehouse, de Kurt Cobain ou encore de Judy Garland. Et j'ai trouvé cette introspection vraiment originale et touchante. J'ai pu également découvrir certains artistes et même si je suis loin d'écouter du Nirvana je dois dire que Heart-Shapped Box colle à merveille au roman.


Bien que l'histoire tire en longueur et qu'il ne s'y passe pas grand chose elle reste cependant bien écrite et juste. Et c'est en grande partie grâce aux personnages et à Laurel. On ne peut que rentrer dans ses baskets de lycéenne paumée. Douce, timide, attentionnée en quête d'identité et de renouveau. À cette description on pourrait la penser fade mais elle est pleine de lumière et de couleurs. Elle se teste, expérimente, encaisse et rejette. S'affirmer, mûrir, ça prend du temps, et même si elle fait des conneries, elle est loin d'être irréfléchie.


Et puis il y a cette révélation qui m'a prise de court.. Même si par la suite tout semble couler de source,  j'ai été confuse en apprenant ce secret.. Pour finir il y a ces passages qui m'ont beaucoup plus; quand les mots sont bien choisis et résonnent en moi, j'apprécie mon moment de lecture (cf extraits) .


La surprise, le style, les personnages et l'originalité de la narration; voilà des éléments essentiels à un bon roman. Je ne dis pas qu'il est inoubliable mais il en vaut le détour. Et puis, Love letters to the dead est seulement le premier roman de l'auteure  ;)





note à moi-même : regarder Minuit à Paris



extraits

Chère Amy Winehouse,

[...] Quand ton premier album est sorti, tu avais encore l'air innocente, tu étais une jolie fille qui, dans les interviews, disait se trouver laide. Mais, à ton deuxième disque, on aurait dit que tu t'étais inventée un nouveau personnage. Tu montais sur scène dans ta petite robe, en sirotant un verre, avec ta grosse choucroute sur la tête et tes yeux maquillés à la Cléopâtre, et tu chantais d'une voix qui tombait comme un torrent de ton corps frêle. Tu portais tes vêtements comme une armure, mais, dans tes chansons, tu te livrais totalement.
page 73


Je crois que beaucoup de gens aimeraient devenir quelqu'un, mais ne se lancent pas, de peur de ne pas être à la hauteur des attentes des autres.
page 161


Ce qu'il y a de bien avec les traditions, c'est qu'elles conservent la force des souvenirs.
page 176


- Tu sais, bien souvent, les mots ne suffisent pas. Mais ce n'est pas une raison pour ne pas essayer..
page 222


- Les expériences humaines se heurtent souvent aux limites du langage, m'a-t-elle expliqué. C'est une des raisons pour laquelle nous avons la poésie.
page 332


Si on vous demandait ce devoir, à qui adresseriez-vous cette lettre ?




5.11.2017

A la découverte du sérum et du contour des yeux


Tout est dans le titre, je vous présente mes premiers sérum et contour des yeux ! Et cette acquisition je la dois à la Biotyfull Box. Reçus dans cette box beauté il y a déjà maintenant quelques temps j'attendais le bon moment pour les tester et vous en reparler. Et puisque ce sont mes premiers soins en la matière je vous demande de prendre en considération mon jugement à leur sujet. 


Comme je vous le disais quelques lignes auparavant ces deux produits n'ont pas atterris dans ma salle de bain par bonne conscience. Je suis plutôt du genre minimaliste dans ma routine et je ne vois pas l'intérêt d'utiliser ce type de cosmétiques.. Mon avis a-il changé depuis que je possède ces produits? Ma foi ma réponse s'apparente à celle d'un normand; ni oui ni non, ni blanc ni noir. Je vais pour autant tenter de vous expliquer mon positionnement bancal sur l'utilisation du sérum et du contour des yeux.


Un sérum déjà ça sert à quoi Germaine? Et bien à apporter une solution de fond à votre peau (acné, déshydratation, anti-âge, teint terne, etc..) avec des actifs puissants. C'est le premier soin à donner à votre peau. Ici je vous présente le soin éclat de chez Denovo: un sérum qui apporte un coup de fraicheur au visage grâce aux acides de fruits, au murier blanc et au bêta carotène. Le flacon verre est très joli mais surtout pratique puisque la pipette permet de bien doser le produit. La texture est très agréable, fraiche et gélifiée, elle pénètre facilement et sa couleur jaune me donne le pep's dès que je veux l'utiliser. Je suis vraiment ravie de ce sérum et je le trouve assez efficace puisque j'ai constaté un grain de peau plus lisse et un teint plus lumineux que d'ordinaire. Pour moi c'est un sans fautes et j'ai déjà peur qu'il se termine (surtout vu son prix..)


   

Pour le soin contour des yeux là c'est un brin différent. Kézako et pourquoi l'utiliser selon les esthéticiennes? La peau qui se situe autour de l’œil est très fine et sensible, elle est souvent sujette aux irritations et aux premiers signes de l'âge. C'est pourquoi il semble important de préserver cette zone fragile et de lui apporter un soin particulier. Cependant j'ai toujours pensé que la crème contour des yeux était avant tout un coup marketing. Et le soin Réhydrate de chez Jonzac n'a pas réussi à me convaincre..


Attention je ne dis pas que ce produit est inefficace mais après plusieurs semaines d'utilisation je n'ai vu aucune réelle amélioration. La texture est légère et pénètre sans soucis, elle ne m'irrite pas le contour de l’œil et a un effet apaisant à l'application. Mais mis à part sur l'instanté j'ai du mal à en voir les bénéfices. Pour moi, si ma crème de jour est supportable à cet endroit je ne vois pas l'utilité d'utiliser un contour de l’œil. Par contre si l'on a la peau très sensible ou si la crème possède des actifs qui favorisent le gonflement ou encore l'irritation, là ce soin n'est pas à négliger ! Bien entendu il y a également la question de la prévention.. Je mets donc une réserve à mon jugement sur ce produit et je prends avec plaisir tous vos avis sur la question !


En résumé je trouve que l'idée d'utiliser un sérum pour traiter un problème spécifique ou apporter un bienfait à la peau est vraiment très intéressant ! Il n'est pas indispensable mais peut renforcer les effets de votre crème et ça c'est carrément chouette ! Quant au soin contour des yeux j'ai plus de mal à me prononcer puisque je n'ai pas vu de réels changements sur moi. Là encore je ne pense pas que ce soin soit essentiel mais peut-être qu'avec le temps je regretterais de ne pas en avoir utiliser plus tôt.. 





Utilisez-vous ce type de soins dans votre routine? Croyez-vous en leur efficacité?







5.04.2017

Madame Bovary - Gustave Flaubert



Auteur : Gustave Flaubert
Genre : Roman / Drame / Classique
Paru en : Décembre 1856
Edition : Baudelaire
Pages: 415


quatrième de couverture
"Charles Bovary petit médecin de province n'attend plus rien du bonheur à la mort de sa femme. Et pourtant il va rencontrer Emma. Petite paysanne rêvant d'un ailleurs meilleur et non insensible au charme du métier, elle s'entend à épouser Mr. Bovary. Pendant que celui-ci goûte à la vie d'un ménage parfait, Emma va très vite se morfondre d'ennui dans sa fade routine. De nouveaux visages vont apparaitre dans la vie du couple, et plus particulièrement dans celle d'Emma. Ces rencontres auront-elle le goût de la félicité?"

Revenir sur un classique après avoir parler animes et manga, je pensais que cela allait être délicat. Surtout quand on a laissé Shakespeare, Zola et Hugo au placard depuis les années lycée.. Et pourtant ! Ça me parait tellement évident de vous parler de ce roman. Dans la forme l'histoire est banale, une héroïne désillusionnée qui se laisse dépérir dans son mariage et qui va chercher dans chaque occasion le moyen d'échapper à la morosité du quotidien. Tandis que sur le fond Gustave Flaubert réussit à nous époustoufler par son style et sa manière de narrer l'anodin et la médiocrité.


C'est donc une histoire peu originale et ordinaire qui nous est conté. Mais la plume de l'auteur nous plonge avec grand intérêt dans la vie de cette campagnarde. Comment me direz-vous? Et bien si vous connaissiez Emma..


Emma possède quelques aptitudes pour la peinture et la musique. Elle dévore les romans d'amour et essaie de calquer sa vie sur celle de ses héroïnes. Elle est magnifique et Flaubert la décrit de manière à ce que même le lecteur ne puisse se détacher des lignes. Elle se rêve à chaque instant et se donne des allures et un train de vie qui n'est pas le sien. C'est une passionnée qui n'a pour but que de se complaire dans l'ivresse de l'amour et du luxe, qu'elle na pas. Ah la pauvre ! Là voilà désabusée sur bien des points. Son mari est gauche, plat, sans caractère et se satisfait de son train-train quotidien. Ils vivent bien mais elle aimerait plus. Chaque jour elle trouve un nouveau défaut à ce mari déjà si imparfait et l'ennui lui ravage bien l'esprit. Bref, c'est aussi joyeux que la météo normande et la demoiselle ne tarde pas à montrer sa véritable facette.




Car Emma c'est avant tout une éternelle insatisfaite, une calculatrice, une orgueilleuse, une dépensière, une menteuse, une mauvaise mère et surtout une femme infidèle. La dépression plane sur elle comme une aura invisible, les envies de suicide viennent l'accompagner et les malheurs s'accumulent au fil des erreurs de la belle. Alors pour apaiser son âme elle se plonge tour à tour dans la vertu, l'adultère, les coquetteries et même la religion. Rien de tout ce qu'elle entreprend ne réussit à assouvir son insatisfaction et j'ai ainsi, jusqu'aux dernière pages assisté à la décadence de Mme. Bovary.


Malgré ce portrait peu encourageant il y a bien un aspect d'Emma qui m'a particulièrement touché; sa non-résolution à se conformer au moule et aux mœurs de l'époque. C'est ce même aspect du roman qui va être critiqué et qui va pousser Flaubert au tribunal. Vous imaginez au 18è siècle une femme qui trompe et dénigre son mari? C'est également sans compter les critiques acerbes sur la religion.. Heureusement l'auteur ressortira acquitté. Amen ! Car je veux encore souligner le talent et le succès qui ancre ces lignes ( cinq ans de boulot mon coco ! ). Flaubert nous passionne sur le dépassionnant, c'est un vrai magicien.


Et puis, il n'y a pas que la dame. Chaque personnage a son lot de satires et un vice mis en exergue. Ainsi aucune place ne semble plus enviable qu'une autre, peu importe le niveau social, la culture ou le degré de dévotion. Moi aussi j'ai eu envie de secouer Charles Bovary, de claquer Rodolphe et de rire au nez de Mr. Homais. Aucun n'a de juste milieu et entre la prétention et la passivité je ne sais ce qui me déplait le plus. Ce roman est railleur et amer mais ce drame est finalement magistral.



P.S. : le passage sur Hippolyte m'a abasourdi !



extraits

La conversation de Charles était plate comme un trottoir de rue, et les idées de tout le monde y défilaient, dans leur costume ordinaire, sans exciter d'émotion, de rire ou de rêverie.
1ère partie - page 67


Les meubles à leur place semblaient devenus plus immobiles et se perdre dans l'ombre comme dans un océan ténébreux. La cheminée était éteinte, la pendule battait toujours, et Emma vaguement s'ébahissait à ce calme des choses, tandis qu'il y avait en elle-même tant de bouleversements.
2ème partie - page 151


Le charme de la nouveauté, peu à peu tombant comme un vêtement, laissait voir à nu l'éternelle monotonie de la passion, qui a toujours les mêmes formes et le même langage.
2èm partie - page 238


Il en voulait à Emma de cette victoire permanente. Il s'efforçait même à ne pas la chérir; puis, au craquement de ses bottines, il se sentait lâche, comme les ivrognes à la vue des liqueurs fortes.
3èm partie - page 341



Et vous, vous l'avez déjà lu? Vous avez peur de lire des classiques? Vous avez une adaptation cinématographique de l’œuvre à me conseiller plus qu'une autre?




4.25.2017

Je me suis mise aux Japanimes : voici mon top 5


Depuis plusieurs mois je parcours les sites de streaming à la recherche d'animes japonais dont je suis devenue assez friande. Et je vais non pas vous parler de films d'animation ( type Le Château ambulant, Ponyo, Arietty, Voyage vers Agartha etc.. ) mais plutôt de séries. Car c'est bien cet aspect de la japanimation qui m'était encore inconnu il y a peu. Dans l'univers des animes japonais vous avez  ( tout comme dans les mangas ) plusieurs branches ( Shōnen, Shōjo, Mecha, Josei.. ) et celle vers laquelle je me tourne essentiellement est appelée Seinen, qui vise dans sa globalité un public masculin de 15 à 30 ans. Les histoires sont loin d'être girly plutôt sombres et toutes surnaturelles. 


1° Death Note
Le premier dans mon classement est celui vers lequel je me suis tournée dès le début : Death Note. Même les non-initiés en ont entendu parlé, c'est un classique du genre et également un énorme succès. Classifié comme étant un Shōnen c'est le manga le moins violent que je vais vous présenter.

Le héro de l'histoire; Light Yagami est un lycéen surdoué et un brin blasé de la vie en générale. L'histoire débute le jour de la découverte de ce fameux Death Note : un carnet mystérieux appartenant à Ryuk, un dieu de la mort. Ce dernier explique au jeune homme le potentiel du carnet : la possibilité de tuer rien qu'en écrivant à l'intérieur de celui-ci. Light Yagami commence alors a établir sa propre justice déclenchant ainsi l'attention d'Interpol mais surtout celle du plus grand détective au monde : L.

Cet anime est vraiment génial et est un véritable coup de cœur. L'histoire est originale, les personnages attachants et la trame prend des tournures de partie d'échec ( je ne me suis jamais autant prise la tête avec un anime ! ). Pour moi si vous ne devez n'en retenir qu'un c'est bien celui-ci. Et si vous avez par la suite aimé ce manga, tournez-vous vers L'Attaque des Titans, du même réalisateur.

Note : pour les adeptes, mon personnage favori est Near. 



2° Tokyo Ghoul 
Plus violent que le précédent cet anime est également plus chimérique. à Tokyo les humains ne sont pas les seuls êtres à vivre en ville. Parmi eux des monstres cannibales se camouflent; appelés les goules. À la suite d'une sordide agression avec l'une d'entre-elles Ken Kanaki est mortellement blessé. Pour survivre les médecins décident de lui greffer les organes de son agresseur; c'est alors que sa vie va basculer.

Pour moi il est impossible de ne pas accrocher à la série. Déjà je suis fan des dessins ( oulou futilité quand tu nous tiens ! ), ils sont superbes. Deuxièmement, on se sent vite emporter dans l'histoire tant elle est prenante et étrange à la fois. Toute cette mythologie autours des goules est bien cherchée et l'évolution du personnage principal est vraiment intéressante. Je ne demande qu'à voir la suite !

Note : je déteste l'opening de la saison 2 !

Note 2 : c'est ma petite sœur de 15 ans qui m'aura fait découvrir ce manga !



3° Parasyte
D'un autre genre surnaturel Parasyte s'inscrit plus dans la science-fiction. Le manga démarre sur l'arrivée de minuscules entités descendant du ciel. Ce soir-là au Japon, une de ces entités tente de s'introduire dans le corps du jeune Shin'ichi Izumi. L'étudiant paniqué mais plein de réflexes empêche l'alien d'atteindre son cerveau en faisant un garrot à son bras. Le lendemain il se rend compte que son bras droit n'est pas tout à fait humain : le parasite a prit le contrôle de celui-ci. Un accord tacite est conclu entre les deux êtres, Shin'ichi et Migy devront s’accommoder l'un à l'autre pour préserver leur survie.

Si vous chercher un scénario poussé, trépidant et original c'est Parasyte que je vous conseille ! Car au-delà de l'intrigue principale nombreuses sont les réflexions psychologiques sociologiques et écologiques soulevées dans cet anime. Plusieurs degrés de lectures s'offrent à vous et j'aime cet aspect développé par Hitoshi Iwaaki. 

Note : bien que certaines scènes soient assez crues, ce manga m'aura fait rire à de nombreuses reprises grâce au personnage de Migy^^

Note 2 : merci Dodie pour la découverte



4° Ajin
Alors là faut que je vous le dise j'en suis seulement au septième épisode au moment où j'écris ces lignes. Et pourtant il est directement entré dans mon podium. Ajin est pour moi le plus gore et le plus angoissant des cinq séries présentées aujourd'hui. 

Dans le monde, 46 Ajins sont répertoriés. Ces humains immortels possèdent des capacités surnaturelles et sont craint de tous. La plupart des humains sont apeurés et vouent une haine incommensurable à ces êtres. Ils sont d'ailleurs extrêmement recherchés et lorsqu'ils sont capturés le gouvernement n'hésite pas à mener les plus sordides expériences sur eux. Alors quand Kei découvre qu'il est en réalité lui aussi un Ajin vous comprenez que sa vie ne plus du tout être la même et qu'elle va même s'avérer être extrêmement périlleuse. 

Au premier épisode je n’accroche pas du tout avec le dessin et à l'ambiance glauque que dégage la série. Heureusement que je suis allée au-delà des 10 premières minutes car il en vaut vraiment la peine. L'action ne se fait pas attendre et les rebondissements sont nombreux. Par contre je le conseille fortement à un public averti, ce n'est pas un anime à regarder à la légère.



5° Death Parade
Encore un titre qui n'inspire rien de joyeux et pour cause, Death Parade porte bien son nom. à chaque épisode un nouveau duo de personnages entre dans un curieux bar ( le Quindecim ), ne sachant comment ils y sont arrivés. Là, un énigmatique barman leur impose un jeu qui leur permettra de découvrir ce qui leur est arrivé. Sauf que ces jeux ne sont pas si inoffensifs qu'il y parait et qu'ils peuvent en dévoiler bien plus sur nos personnages..

Alors pour l'originalité, là y a pas photo : c'est unique ! D'ailleurs j'aimerai laisser le mystère planer autour de ce dernier japanime, histoire de vous donner envie de le découvrir mais sachez qu'il est génial et que les dessins sont très très très beaux.

Note : même si ça semble répétitif il y a un sacré potentiel derrière


Parmi ces séries japonaises en connaissiez-vous? Vous en avez une autre à me conseiller? Si vous avez vu Death Note dans quel camps êtes-vous?^^





n.b. : les images ( hormis la première ) ont été trouvées sur la toile et ont été légèrement modifiées par mes soins. Si vous avez la source de certaines d'entre elles, n'hésitez pas à me le signaler.



Haut de la page