2.09.2017

Les amants d'Henriette - Eva Giraud



Auteur : Eva Giraud
Genre : Roman
Paru en : Janvier 2016
Prix : 16€
Editeur : Lilys Edition
Pages: 178


quatrième de couverture
"Lorsque l’on approche le crépuscule de sa vie, celle-ci peut parfois sembler longue et monotone, mais pas aux « Bleuets ». [...] Un coffret sculpté aux souvenirs. Une vie remplie de rencontres surprenantes. C’est ce que raconte Henriette à longueur de journée à ses colocataires de la maison de retraite cossue.
Mais les histoires d’Henriette sont-elles vraies ou sont-elles le fruit de son esprit délirant ?"

Un merci à Netgalley et aux éditions Lilys pour m'avoir donné l'opportunité de découvrir ce livre tout en douceur. L'auteure nous dresse en toute simplicité et avec un regard amusé une galerie de portraits comme j'aime les voir. Des pensionnaires aux aides-soignants, en passant par le concierge et même le chat Doliprane vous aurez de quoi vous attendrir sur l'un d'entre-eux.

Dès le début de ma lecture j'ai su que ça allait être un excellent moment. Le style d'écriture fluide, drôle et parfois poétique m'a convaincu. En parlant de poésie, je trouve les prénoms choisis, bien qu'ils soient d'une autre époque emplis de charme : Camelia, Henriette, Léonie, Hector, William, Chantal, Hortense.. Autant de noms que de personnages attachants ! A chacun sa particularité, sa personnalité et ses souvenirs. Entre le fana de littérature, l'ancien militaire, l'artiste, la séductrice, l'originale et bien d'autres encore, je me suis amusée à filer de chambre en chambre à écouter leurs histoires.

En somme ce fût une lecture vraiment agréable. Il n'y a pas d'intrigue, pas de superflu, le seul fil conducteur est la maison des Bleuets, ce toit où logent des personnes intéressantes et attendrissantes.


extraits

Une maison de retraite est souvent une mine d'or pour les jeunes gens. Dommage que beaucoup ne s'en rendent pas compte.


Un vieil homme amoureux est aussi désarmé qu'un enfant de dix ans.






2.05.2017

Les 5 musiques | Février 2016


Ça fait un sacré bout de temps que je ne vous avez pas partagé mes favoris musicaux ! Ce ce fût donc difficile de choisir cinq musiques ce mois-ci vu le nombre de découvertes fait ces derniers temps. Encore et toujours des artistes variés mais c'est ce que j'aime. De la diversité partout, c'est ça la clé ;)


Pour écouter la musique cliquez sur l'icône  ♫


   Je m'en vais de Vianney   
C'est certain vous 'avez déjà entendu plus d'une fois à la radio et si ce n'est pas le cas et bien ce sera le moment de découvrir ce super artiste français qu'est Vianney. Entre les mélodies du piano, son timbre de voix si charmeur et ses paroles poétiques on ne peut qu'aimer pas vrai? Et quand on sait que c'est un petit label français ( Tôt ou tard ) qui l'a découvert et aidé à révéler son talent, ben ça donne un petit cachet d’authenticité. J'ai hâte de voir son prochain clip pour Moi aimer Toi, les paroles parlent encore d'amour mais sonnent plus joyeuses :)
"Et tournent et tournent dans ma tête, les images du long métrage"


   Let me love de Boostee
Encore un artiste français mais d'un genre bien différent, Boostee est un mix entre la pop, l’électro et le rap. Et avec ce titre le chanteur n'a pu que m'entrainer dans son univers. Des basses énormes et un appel à la paix entrainant. De quoi me faire chanter sous la douche avec une voix plus qu'approximative^^. Un réel coup de cœur que je dégaine dès que j'ai envie de me rebooster. Un hymne à la Bob Marley moderne, ça ne vous tente pas vous?
"Mais si le monde tourne c'est qu'il y a encore de l'espoir"


   Faith d'Ariana Grande et Stevie Wonder
Ça vous dit de continuer dans la bonne humeur mais de manière plus jazzy? C'est ce que je vous propose avec cette musique tirée du film d'animation Tous en scène. Une nana canon à la voix grandiose et un artiste soul exceptionnel ça donne un duo totalement explosif ! Et si vous n'avez toujours pas compris que c'est le futur hit de l'année, allez mater le clip.
"I met you, hallelujah, I got faith "


   You don't know me de Jax Jones et Raye
Dans un style bien plus particulier j'apprécie le tempo de You don't know me, collaboration entre le Dj Jax Jones et la chanteuse Raye. En trois mots : original, drôle et cool. Et puis le clip est tellement fun ! A l'image de la musique si vous voulez mon avis.
"Don't act like you know me"


  Dream de OneRepublic
Alors entre ce son et celui de Choke j'ai vraiment hésité ! J'adore ce que fait OneRepublic ( bien que je sois une amatrice ) et j'ai totalement craqué pour ces deux sons. Finalement c'est Dream qui l'emporte car j'adore les sons de warrior en mode badass je vais taper du steack dans le congelo ! Et pour commencer la nouvelle année en mode Wonder Woman il faut bien ce type de musique.
"I’ll be more than what you see"

( écoutez tout de même Choke, qui est juste sublime ! )




1.29.2017

Peut-on être distant tout en étant sur les réseaux sociaux?


Comment ne pas parler de réseaux sociaux, comment ne pas y être présents surtout lorsque l'on tient un blog et que l'on adore partager? Comme le prolongement de l'un de nos membres supérieurs notre téléphone fait partie de nous et les réseaux sociaux ont pris une place importante dans nos vies. Tellement importante que parfois ça en devient effrayant. Et paradoxalement on adore ça. Et surtout cela peut être de merveilleux outils pour rapprocher ceux qui sont loin de nos yeux. Alors entre l'envie de partager et l'envie de préserver un brin d'intimité je me perds souvent.

C'est comme avec ce blog. Je l'aime, j'aime écrire, créer, partager. Et lorsque je n'écris pas pendant plusieurs semaines, voir plusieurs mois je sens une once de culpabilité pointer le bout de son nez. Pourquoi ce sentiment? Cet endroit c'est avant tout le mien et non celui des autres. Je ne comprend pas celles et ceux qui s'excusent de ne pas être "réguliers". La vie et les humeurs font qu'on ne peut pas forcément suivre la cadence. L'envie et la vie passe avant tout, non? Alors même si je réponds à tous mes commentaires, que je suis parfois très premier degré et enjouée dans ma façon de m'exprimer je sais que parfois je peux paraitre distante car je ne me dévoile pas assez. Disons que j'ai conscience que tout ce qui se trouve sur internet ou les réseaux en général laisse des traces. Et parsemer des bouts de sa vie un peu partout où tout le monde y aurait accès me dérange. Et pourtant je le fais. J'écris, je poste des photos, je partage et je commente. Mais j'essaie de mesurer ce que je poste.

Je pense que l'on peut vivre avec les réseaux tout en trouvant un équilibre mais qu'il est parfois difficile de le définir et qu'il est propre à chacun. Parfois je vais être très expressive et spontanée et d'autres fois je vais moins l'être. Rester dans le flou sur Snapchat par exemple. Pourquoi? Pour garder une partie de mystère, à quoi ressembleraient nos conversations sinon? Si lorsque l'on se voit nous n'avons plus rien à nous dire, à découvrir? Sur Instagram je suis régulièrement détachée et sobre dans ce que je poste ( parfois il n'y a que des hashtags mdr ). J'aime les photos, la créativité de ce réseau social et je le considère comme tel. Ce n'est pas un déballage de vie privée pour moi. Cela reste une continuité de mon blog tout en étant un brin plus personnel.

Et puis il y a les jugements, les comparaisons, les frustrations que cela peut procurer d'être sur les réseaux sociaux. Quoi? Vous ne vous êtes jamais comparée à une bombasse sur Insta? Vous n'avez jamais été offusqué devant un commentaire sous une photo ou un post ( que ce soit de vous ou sur quelqu'un d'autre )? Vous n'avez jamais été frustré de voir quelqu'un les pieds dans l'eau pendant que vous vous tapiez une journée difficile au travail? Si votre réponse est non alors un immense bravo à vous. Vous êtes assez distant des réseaux pour vivre sainement sans que cela ai une quelconque répercussion sur vous. Et moi c'est ce que je recherche au quotidien.

Si mon article peut vous paraître décousu c'est qu'il l'est. Je pose des mots pour décrire mon ressenti, pour étaler ma vision et surtout comprendre. Suis-je trop sensible? Trop accaparée par ce phénomène? Est-ce que je laisse filer le moment présent lorsque je souhaite absolument partager ma vie? Ce que je suis sûre c'est que parfois c'est trop. Que ça me soulève toutes sortes de réflexions. Et qu'aujourd'hui j'ai envie de me décrocher, d'avoir plus de recul.

Et sachez que chacun montre ce qu'il a envie de montrer. Qu'être distant ne veux pas dire être une coquille vide, c'est se préserver, préserver le moment présent. Il n'y a que ce que l'on vit avec ses proches au moment présent qui est vrai; immortalisez-le dans votre tête et votre cœur avant de le faire sur les réseaux. 

Des bisous.





1.22.2017

Le jour où j'ai appris à vivre - Laurent Gounelle



Auteur : Laurent Gounelle
Genre : Roman contemporain, développement personnel 
Paru en : Mai 2010
Prix : 6€95
Editeur : Pocket
Pages: 286


quatrième de couverture
"Imaginez : vous vous baladez sur les quais de San Francisco un dimanche, quand soudain une bohémienne vous saisit la main pour y lire votre avenir. Amusé, vous vous laissez faire, mais son regard se fige, elle devient livide. Ce qu’elle va finalement vous dire, vous auriez préféré ne pas l’entendre. À partir de là, rien ne sera plus comme avant, et il vous sera impossible de rester sur les rails de la routine habituelle.
C’est ce qui va arriver à Jonathan. À la suite de cette rencontre troublante, il va se retrouver embarqué dans une aventure de découverte de soi ponctuée d’expériences qui vont changer radicalement sa vision de sa vie, de la vie…"

Mon année littéraire 2017 commence mais tellement bien ! Et pourtant je n'aurai jamais parié sur ce roman. Non franchement. La couverture est selon moi dépassée sur bien des points et le titre m'inspire un petit sourire moqueur. Bref, une première approche qui ne promettait pas d'excellentes heures de lecture. Et pourtant ! Comme je me suis bien trompée à son sujet ! Ce livre est une vraie pépite, un roman que l'on glisse entre les mains de ceux qui nous sont chers, à ceux à qui l'on a envie d'offrir un joli présent. Et je remercie mon chéri de me l'avoir offert.

Dans les pages de ce roman nous allons suivre Jonathan un courtier en assurance qui va voir sa vie, ou plutôt sa vision de la vie basculée du tout au tout. Attachant au possible je me suis facilement identifiée à ce personnage. Sa tante Margie, elle aussi ne vous laissera pas indifférent. Drôle, spirituelle et cocasse leurs discussions ont fait écho en moi à de nombreuses reprises. Entre philosophie et développement personnel ce roman pose ses bases sur des maux actuels et nous amène à une réflexion de notre mode de vie; notre vision de la vie en général. Et bien que j'y ai trouvé certains défauts c'est un roman que je relirai sans hésitation et un de ceux qui m'aura marqué dans ma vie de lecteur.

Alors oui, je vous le conseille, surtout en ce début d'année afin de la commencer avec du baume au cœur. Quant à moi je compte lire davantage de cet auteur. La bise !

apparté découverte : écoutez Si tu vois ma mère de Sidney Bichet


extraits

"Celui qui est le maître de lui-même est plus puissant que le maître du monde" Bouddha
chapitre 0 - page 10


Dure journée en perspective, mais on était à la veille du week-end. Il aurait tout le temps de se reposer. Il était loin de se douter que deux jours plus tard, sa vie allait basculer à tout jamais.
chapitre 1 - page 19


On peut être sincère et néanmoins se tromper, être dans l'erreur tout en étant sûr de soi.
chapitre 5 - page 47


Dans ce contexte d'interconnexion, il faut quand même rester suffisamment connecté à soi-même pour bien vivre sa vie et pas celle des autres.
chapitre 9 - page 79


Le monde est la résultante de nos actes individuels.
chapitre 20 - page 165


1.17.2017

Ma liste de "pourquoi?"


C'est sur le blog de La Fabrique Eclectique que j'ai eu l'envie de reprendre sa liste de questions existentielles ( #jeblague ) et de vous proposer ma version. Peut-être que vous trouverez des réponses à mes questions? Qui sait?

Pourquoi n'as-t-on pas un weekend de trois jours?
Pourquoi le cinéma coûte-t-il si cher?
Pourquoi ma sœur peut manger 4 BigMacs sans prendre un gramme et que moi, rien qu'en les regardant je prends 3 kilos?
Pourquoi as-t-on des cheveux blancs?
Pourquoi as-t-on THE mega spot en plein milieu de la face le jour d'une sortie?
Pourquoi quand je ne me maquille pas on me dit que je suis fatiguée?
Pourquoi je n'arrive pas à me téléporter?
Pourquoi j'achète toujours les articles non soldés pendant les soldes?
Pourquoi la vie passe-t-elle trop vite?
Pourquoi être émotif, sensible, amoureux, gentil est-il aujourd'hui associé à la faiblesse?
Pourquoi quand on me parle de projet professionnel j'ai l'impression d'être encore à l'entrée du labyrinthe?
Pourquoi les réseaux ont-ils pris autant de place dans nos vies?
Pourquoi suis-je si maladroite?
Pourquoi quand je perds du poids mes seins passent de pamplemousses à des poires?
Pourquoi ne pouvons-nous pas être heureux H24? ( bon allez H20 c'est déjà cool ! )
Pourquoi je pense déjà à la fin de Game of Thrones alors qu'il me reste encore 2 saisons à venir?
Pourquoi mes poils repoussent si vite?
Pourquoi les bandes annonces actuelles montrent-elles les trois quarts du film?
Pourquoi est-ce si difficile pour certains de lâcher un sourire?
Et puis pourquoi je me pose autant de questions déjà?




12.18.2016

Les filles de Shanghai - Lisa See



Auteur : Lisa See
Genre : Roman historique
Paru en : Mai 2010
Prix : 21€40
Editeur : Flammarion
Pages: 427


quatrième de couverture
"Chine, 1937. Shanghai est le joyau de l'Asie, ville lumière, colorée et tumultueuse, abritant millionnaires et mendiants, patriotes et révolutionnaires, artistes et seigneurs de guerre. C'est aussi là que vivent les sœurs Chin, Pearl et May, magnifiques jeunes femmes, aisées et rebelles, aux tempéraments pourtant opposés. Mais l'insouciance s'arrête brutalement pour les deux sœurs le jour où leur père, ruiné, décide de les vendre à des Chinois de Californie, venus chercher des épouses en Chine."


Je devrais commencer mon article par vous dire ô combien je suis désolée de ne pas me montrer régulière et d'avoir laissé le blog en suspens comme ça. Mais s'étaler sur une telle futilité me parait ennuyeux et surtout disproportionné. Pour moi écrire ne doit pas être une contrainte et il est essentiel de le faire quand bon nous semble, pas vrai? Bon, passons cet aparté et allons directement à mon sujet principal : ma dernière lecture !

Lisa See est une auteure que j'avais découvert avec Fleur de Neige dont j'avais beaucoup apprécié le roman et le style, bien qu'un peu lent.. Dans Les filles de Shanghai on retrouve la même forme, la même essence que dans Fleur de Neige. L'époque est différente mais elle n'en n'est pas moins difficile pour une femme. Dans les années 30 les mariages arrangés sont toujours d'actualité et nos héroïnes vont en avoir pour leur frais puisque leur père décide de les vendre à des chinois américains.. Elles qui rêvaient de vivre à l'occidentale et d'être considérées comme des icônes vont très vite déchanter..

De désillusions en désillusions on peine à parfois continuer l'histoire tellement leurs destins semblent tragiques. Entre rêves et réalité la chute est souvent brutale pour les deux sœurs à qui tout leur réussissait. C'est leur lien qui va les pousser à aller de l'avant, à se surpasser et surtout à surmonter toutes les épreuves qu'elles vont devoir traverser. Traditions, guerre, racisme et rivalité sont intimement liés dans cette lecture et certains passages ne peuvent vous laisser indifférents.

Ne prenez pas peur, l'histoire promet d'heureux passages et surtout des personnages attachants ! La manière d'aborder les relations entre sœurs est d'ailleurs pour moi un point fort de l'auteure. May et Pearl s'aiment et se déchirent comme le font d'autres sœurs si ce n'est que les secrets de famille et la guerre sino-japonaise viennent se juxtaposer à elles. Ce roman historique m'a charmé et pourtant j'ai souvent décroché de ma lecture. Certains passages étaient trop banals et descriptifs, ponctuant ainsi le récit de moments passionnants et d'autres bien plus monotones. C'est donc un livre que je vous conseille malgré ce reproche que j'ai à lui faire car l'immersion est totale et exotique. Et puis cette fin..



extraits

Elle me serre dans ses bras et j'éclate en sanglots. Une fois calmée, je sens son cœur battre en harmonie avec le mien, au plus profond d'elle-même. Nous ne pourrions pas être plus proches. Quoi qu'il advienne, nous survivrons ensemble.
les hommes de la montagne d'or - page 52


Nous jetons un dernier regard dans la salle des douches. Ce ne sera bientôt plus un secret pour personne.
sœurs de sang - page 169


" - Je n'ai jamais pensé connaitre le bonheur, mais ne pouvons-nous pas  essayer de le chercher ensemble?"
la coupe de l'amertume - page 236


Celle-ci la considère d'un air méprisant avant de nous dire :
" - Pourquoi ne retournez-vous pas dans votre pays, vous et tous les autres étrangers?
Comme ça, de but en blanc ! Vous vous rendez compte? Avant que Sam ai compris ses paroles, je lui réponds du tac-au tac :
- Parce que ma fille est née dans ce pays. Et qu'elle est ici chez elle."
quelques photographies - page 293


" - Elle est amoureuse, dit May d'une voie légère où je sens tout de même poindre un soupçon d'inquiétude. Les filles disent et font des choses stupides quand elles sont amoureuses."
une pépite d'or - page 370



Haut de la page